Les troubles sexuels masculins sans tabou

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Les troubles sexuels masculins sans tabou

Quand un homme est confronté à un trouble de l’érection ou de l’éjaculation, il culpabilise et a du mal à en parler. Pourtant, des solutions existent.

En France, selon plusieurs études, un homme sur cinq serait concerné par l’éjaculation précoce. Après 40 ans, près d’un sur trois connaîtrait des troubles de l’érection. Or même si les mécanismes physiologiques et psychiques qui régissent l’éjaculation sont complexes, la recherche a fait beaucoup de progrès ces dernières années. On sait désormais apporter des réponses adaptées aux différentes problématiques.
Il serait dommage de passer à côté par peur d’aborder le sujet. Voici les réponses aux questions les plus fréquentes.

Quand s’inquiéter en cas de « baisse de forme » ?

La qualité de l’érection est très liée à la fatigue et aux émotions. Il en faut parfois peu pour la
contrarier. Aucun des deux partenaires n’est « fautif ». Plus cet épisode sera pris à la légère, moins il aura de risques de se répéter.
Des bonnes nuits de sommeil, un peu de sport pour évacuer le stress, des textos suggestifs échangés durant la journée et, souvent, ça passe comme c’était arrivé. À l’inverse, lorsque les troubles perdurent depuis plus de trois mois, ils peuvent avoir de fortes répercussions sur l’estime de soi et la qualité de vie. Mieux vaut en parler avec un spécialiste pour ne pas laisser la gêne et l’incompréhension s’installer.

Vieillir entraîne-t-il forcément des problèmes d’érection ?

Chez les hommes, la diminution progressive de la testostérone se traduit souvent par des érections moins fréquentes et moins vigoureuses.
En contrepartie, il semblerait que les orgasmes gagnent en intensité. Sans oublier qu’être un
bon amant ne tient pas seulement à la vigueur des érections. Le plaisir féminin se satisfait aussi de sensualité et de préliminaires.
Si ces dysfonctions érectiles liées à l’âge son mal vécues au sein du couple, il est possible d’y pallier.
La priorité ? Adopter une bonne hygiène de vie : la sédentarité, le surpoids, le tabagisme également augmentent considérablement les troubles de l’érection.
Il faudra ensuite s’assurer avec un médecin que les soucis ne sont pas liés à un trouble cardio vasculaire ou à la prise d’un traitement contre le diabète, l’hypertension… Enfin, il pourra proposer une prise en charge médicamenteuse.

À quoi sont dus les problèmes d’éjaculation prématurée ?

Ce trouble existe en fait sous deux formes. L’éjaculation prématurée primaire, apparue dès le début de la vie sexuelle, concernerait 2 à 5 % des hommes et pourrait avoir une composante génétique.
Plus fréquente, l’éjaculation prématurée secondaire (ou acquise) peut apparaître à tout moment au cours de la vie sexuelle. Elle est alors souvent associée à d’autres problèmes comme l’insuffisance érectile. Elle peut également être le symptôme d’une maladie comme l’hyperthyroïdie ou la prostatite chronique bactérienne.
Dans tous les cas, selon les critères reconnus par l’International Society for Sexual Medicine (ISSM), l’éjaculation est véritablement considérée comme prématurée quand elle survient de façon quasi-systématique moins d’une minute après la pénétration vaginale. Mais plus qu’une notion de temps, c’est surtout une question de ressenti de la part des deux partenaires qu’il faut prendre en considération. Et plutôt que d’éjaculation prématurée, il serait plus juste et moins culpabilisant de parler d’éjaculation rapide ou de difficulté à contrôler l’émotion sexuelle.

Est-il possible de retarder l’éjaculation ?

Si ce problème est correctement pris en charge, on peut espérer multiplier par trois le délai pour éjaculer après la pénétration vaginale.
Les meilleurs résultats sont obtenus en associant une prise en charge pharmacologique à une
sexothérapie. L’objectif est d’apprendre à gérer l’excitation sexuelle à travers des exercices de masturbation, de respiration et de relaxation. Attention : si la consommation d’alcool fait souvent éjaculer moins vite, elle ne peut en aucun cas être considérée comme un traitement ! L’application de gel anesthésiant n’est pas non plus une solution à long terme.
Autres croyances erronées : ni la circoncision, ni l’allongement du frein ou le port du préservatif n’apportent de changement notable.

Qui consulter en cas de problèmes ?

L’essentiel est de trouver l’interlocuteur avec qui vous vous sentez à l’aise. Cela peut être votre médecin traitant, mais prenez alors un rendez-vous exprès, n’abordez pas le sujet en deux minutes à la fin d’une consultation pour un rhume ou des maux d’estomac ! Vous pouvez aussi vous adresser à un andrologue ou un sexologue. Pour être certain que ce dernier possède un diplôme universitaire de sexologie reconnu par l’ordre des médecins, consultez ces annuaires : Aihus.fr, Snms.org, Sfscsexo.com

Faut-il forcément aller voir un médecin à deux ?

C’est très recommandé. Quelle que soit la problématique rencontrée, elle concerne les deux membres du couple. Aller consulter ensemble, c’est se donner plus de chances de réussite et de résoudre les problèmes relationnels entre vous. Lors du premier rendez-vous, faites preuve de sincérité, il n’y a aucune raison d’avoir honte. Utilisez un vocabulaire simple et précis afin de décrire au mieux vos difficultés à contrôler votre éjaculation. Si vous ne savez pas comment démarrer la conversation, dites simplement « Docteur, avec ma partenaire, ça ne marche plus aussi bien qu’avant… » ou « Docteur, je m’inquiète
pour ma sexualité…».

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Ayoub Belkadi
Ayoub Belkadi est un consultant et Freelance SEO. Il optimise des sites web pour atteindre la première page de Google en utilisant le référencement naturel Whitehat SEO. Il concois aussi des sites web sous la platforme Wordpress 100% responsive.

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