Cancer de la prostate : de nouveaux traitements 2016

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Cancer de la prostate de nouveaux traitements 2016

Ultrason focal, chirurgie robotique, cryothérapie … Zoom sur les innovations dans le traitement du cancer de la prostate, deuxième cancer le plus fréquent chez l’homme.

Avec 50 000 nouveaux cas par an, le cancer de la prostate arrive à la deuxième place des cancers masculins devant celui du poumon. La prostate est une glande qui se situe à la sortie de la vessie. Elle est traversée par l’urètre, le canal urinaire. Elle produit un liquide nécessaire à la formation du sperme. Dès qu’elles sont fabriquées, les sécrétions de la prostate sont mises en réserve dans les vésicules séminales. Elles se mélangent ensuite aux spermatozoïdes pour les alimenter et permettre leur passage dans l’urètre afin d’être éjaculés via le gland. La prostate se contracte et accompagne le mécanisme d’éjaculation.

Une multiplication de cellules anormales

Le cancer de la prostate se traduit par la multiplication de cellules anormales au sein de la glande. Le cancer de la prostate est détecté le plus souvent à partir de 50 ans. Comme pour tout cancer, il est nécessaire de dépister et de diagnostiquer cette pathologie le plus précocement possible pour que les traitements soient efficaces.

Un dépistage adapté

Une récente étude européenne montre que le fait de faire un dépistage adapté permet de réduire la mortalité et le nombre de patients diagnostiqués à un stade déjà métastatique. Il est recommandé de pratiquer un dosage sanguin du marqueur de la prostate (taux de PSA) et un toucher rectal à tous les hommes de 50 ans voire de 40 à 45 ans avec des facteurs de risque (ethnie: personne noire, hérédité). En fonction des résultats, le médecin adaptera le rythme ultérieur de dosage du PSA.

La surveillance active

On considère que certains patients répondent à des critères de très bas risque d’évolution (PSA faible, agressivité faible du cancer, atteinte très limitée).
Une surveillance active est proposée à ces patients sélectionnés via le dosage du taux de PSA, l’imagerie médicale (Imagerie par résonance magnétique (IRM)) et les biopsies (prélèvements). Chez certains d’entre eux, le cancer n’évoluera pas. Tandis que chez d’autres patients, il progressera. «Au terme de 7 ans, un patient sur deux voit
son cancer rester peu évolutif et ne justifie toujours pas de traitement».

Les traitements globaux

Ils traitent l’ensemble de la glande. Ils sont indiqués pour certains patients à bas risque et surtout aux patients à risque moyen à intermédiaire. «Les deux principaux traitements de référence sont la chirurgie (prostatectomie totale ou ablation de la prostate) ou la curiethérapie. Les autres options sont les traitements par énergie thermique (traitement chaud à ultrasons ou traitement froid par cryothérapie). La radiothérapie externe ne se pratique plus pour le cancer de la prostate localisé à bas risque. Elle est réservée aux cancers de risque intermédiaire ou haut risque et aux cancers localement avancés».

– La prostatectomie totale

Elle reste le traitement de référence du cancer localisé de la prostate. Cette ablation totale de la prostate peut être effectuée par voie ouverte (mais elle l’est de moins en moins) ou par voie «mini-invasive» : cœlioscopie classique ou cœlioscopie assistée par robotique. «Pour faciliter l’accès à la prostate en réduisant les dommages sur les tissus avoisinants, les urologues ont recours, lorsqu’ils en disposent, à un robot chirurgical avec vision 3D et 7 degrés de liberté des instruments qui permettent une manipulation dans toutes les zones de l’espace. Cette assistance robotique permet un geste opératoire plus précis, mieux contrôlé et moins traumatisant». Les indications de cette intervention chirurgicale (quelle que soit la voie utilisée : ouverte, cœlioscopique ou robotique) sont plus limitées après 70 ans en raison du caractère plus aléatoire de la récupération fonctionnelle sur le plan urinaire (incontinence urinaire, transitoire dans plus de 90% des cas) et sexuel (récupération de l’érection en fonction de l’âge, de l’état d’endommagement des nerfs érecteurs, du statut sexuel antérieur et de la motivation du couple). Contrairement aux autres options de traitement (notamment la curiethérapie) où les effets secondaires sont retardés dans le temps, les effets secondaires après chirurgie sont immédiats.

– La curiethérapie globale

Cette radiothérapie particulière permet de traiter les petites tumeurs en une seule intervention. Elle consiste à poser des implants radioactifs dans la prostate, sous forme de grains d’iode radioactif, qui combattent directement la tumeur. «Ses résultats sont comparables à la chirurgie pour les cancers localisés à bas risque : le taux de succès de la chirurgie comme de la curiethérapie est de 85 à 95 %. La gestion de la récidive (soit 5 à 15 % des cas) est cependant plus complexe avec la curiethérapie par rapport à la chirurgie».

Les traitements focaux

Ils s’adressent à des patients sélectionnés avec des cancers à bas risque ou à risque intermédiaire de progression, unilatéraux et relativement limités. Ils ne soignent qu’une partie de la glande : là où est la lésion cancéreuse connue.
Ce concept récent connaît depuis peu un développement avec l’amélioration de l’imagerie. «Avec les progrès de I’IRM, on arrive à mieux localiser la tumeur et à mieux cibler le traitement du cancer de la prostate». Actuellement, il n’existe pas de chirurgie partielle (focale). En revanche, la curiethérapie, les ultrasons et la cryothérapie, utilisés en traitements globaux, peuvent également être utilisés en focal en s’appuyant sur l’IRM. «L’objectif est de traiter de façon aussi efficace les lésions avec moins d’impact en termes d’effets secondaires, avec la possibilité de retraiter si nécessaire».

– La curiethérapie et la cryothérapie focales

La cryothérapie (entre -20 et -40°C) et la curiethérapie focales sont des traitements focalisés par hypothermie ou irradiation élective, en première intention ou pour le traitement de récidive locale. Les facteurs limitants de la curiethérapie? Elle est réservée aux patients avec cancer à bas risque, à des prostates dont le volume est inférieur ou égal à 50 g et aux patients n’ayant pas d’antécédent de résection de prostate.

– Ultrason focal avec fusion d’image IRM

Le traitement de la prostate par ultrasons correspond à une destruction des cellules tumorales par la chaleur (à plus de 80°C). «Il bénéficie du double contrôle en direct des images d’échographie et d’IRM». Cette technique est encore peu utilisée au sein des cliniques et hôpitaux français. Ce traitement très prometteur pour des patients sélectionnés est en cours d’évaluation. On se dirige de plus en plus vers un traitement personnalisé réalisé à partir des différentes caractéristiques du cancer de la prostate et du patient.

Au final, le cancer de prostate demeure complexe car il peut se présenter sous de très nombreuses formes.
Aujourd’hui, la décision thérapeutique finale tient compte de plusieurs paramètres notamment le dosage du PSA, les caractéristiques des biopsies et leur localisation, l’IRM et le contexte personnel du patient, pour aller vers la prise en charge la plus adaptée et personnalisée possible.
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Ayoub Belkadi
Ayoub Belkadi est un consultant et Freelance SEO. Il optimise des sites web pour atteindre la première page de Google en utilisant le référencement naturel Whitehat SEO. Il concois aussi des sites web sous la platforme Wordpress 100% responsive.

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