Les 5 questions qu’on devrait toutes poser au gynéco

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Les 5 questions qu'on devrait toutes poser au gynéco

On a parfois du mal à interroger son médecin par peur de passer pour une cruche. pourtant, il n’y a pas de questions bêtes.

20 ANS Est-il normal de saigner autant pendant les règles ?

Non. Pliée en deux tous les mois depuis l’adolescence, on souffre en silence… et on ne devrait pas. Ce n’est pas parce qu’on en a l’habitude que c’est anodin.
Si on doit utiliser plus de 6 ou 7 protections dans la journée ou en changer durant la nuit, il faut consulter car cela peut être signe d’endométriose (la muqueuse de l’utérus migre où elle ne devrait pas, entraînant des douleurs et des problèmes de fertilité).
Cette maladie toucherait 10 à 15 % des femmes en âge d’avoir un enfant. Pour en avoir le coeur net, une échographie s’impose. Elle permet aussi d’écarter d’autres causes à ce problème, type fibrome ou polype. Dans tous les cas, les traitements existent : prendre la pilule en continu ou opter pour un microprogestatif peut, par exemple, supprimer les règles, donc éliminer la gêne qui les accompagne.

30 ANS  Toujours pas de bébé, je m’affole?

Non. Mais il faut garder en tête que la fertilité baisse un peu plus chaque année : il est plus difficile d’être enceinte à 30 ans qu’à 25 et encore plus à 35 qu’à 30…
Et même si tout va bien, on n’a qu’une chance sur quatre d’être enceinte à chaque cycle. Donc, si on fait sa première tentative après 30 ans, on met toutes les chances de son côté en faisant l’amour le plus souvent possible (un jour sur deux) sans garder le nez collé sur son calendrier d’ovulation. Une hygiène de vie au top (équilibre alimentaire, du sport pour chasser le stress, pas de tabac ni trop d’alcool…) donne aussi un coup de pouce, tout comme une cure de compléments bien dosés en vitamine B9, oméga 3, etc. (type Feminabiane Conception, PiLeJe). Si aucun bébé ne pointe le bout de son nez au bout d’un an, on consulte pour faire un bilan.

40 ANS     Est-ce trop tôt pour une mammo ?

Ça dépend. On connaît toutes des femmes qui ont développé un cancer du sein avant 40 ans… Mais, sauf cas particulier (antécédents familiaux de cancer du sein ou risque génétique), la mammographie n’est toujours pas recommandée avant l’âge de 50 ans. Pourquoi ?
L’interprétation d’une mammo est compliquée sur des jeunes femmes car leurs seins sont plus denses (donc moins « lisibles »). Le risque ? Faire une biopsie pour rien. Du coup, la mammo n’est prescrite qu’au cas par cas, uniquement si on détecte une boule suspecte (et qui a toutes les chances d’être un kyste) ou un symptôme anormal (écoulement, changement d’aspect du mamelon…). Au quotidien, mieux vaut apprendre l’autopalpation sous la douche : quelques jours après la fin des règles (tous les 3 mois, c’est suffisant), on lève un bras derrière la tête et, avec l’autre main, on palpe tout le sein avec les 3 doigts du milieu en faisant des cercles pour n’oublier aucune zone, y compris l’aisselle et le mamelon (qu’on presse doucement).

50 ANS Les traitements efficaces contre les bouffées de chaleur, ça existe ?

Oui. Coups de chaud intempestifs, visage qui s’empourpre, suées… environ 70 % des femmes souffrent à la ménopause de bouffées de chaleur. Rien de plus efficace que le traitement hormonal de la ménopause, à base d’oestrogènes et de progestatifs de synthèse, qui règle le problème dans plus de 90 % des cas. Si on préfère gérer au naturel, on opte pour les compléments alimentaires à base de plantes, en privilégiant le houblon et la sauge (Méno’Sciences, Santé Verte ; Gyno’Cycle, Vecteur Santé). Prudence avec le soja, même si l’Autorité européenne de sécurité des aliments a rappelé en novembre dernier que, jusqu’à 150 mg par jour, les isoflavones de soja restaient sûres (la difficulté est de savoir mesurer leur quantité dans les aliments et les compléments). On peut aussi tester l’homéopathie. Dans les deux cas, les résultats sont réels… mais variables.

60 ANS Faut-il encore voir un gynéco en post-ménopause ?

Oui. Le frottis, c’est jusqu’à 65 ans, et certains cancers deviennent plus fréquents passé 60 ans, en particulier celui de l’endomètre (on s’inquiète si on saigne après la ménopause). Une consultation annuelle permet aussi au médecin d’aborder les problèmes de fuites urinaires, de descente d’organes, ou de détecter des soucis au niveau de la vulve (type lichen, un problème dermato qui se manifeste par des démangeaisons et doit être soigné). Sans compter qu’on n’est pas à l’abri d’une infection sexuellement transmissible tant qu’on continue les câlins…

LA SÉCHERESSE INTIME À 25 OU 35 ANS, C’EST NORMAL ?

Il n’y a pas qu’à la ménopause que ça peut coincer un peu lors des rapports, et picoter, brûler
ou grattouiller. Chamboule-tout hormonal post-bébé, baisse de libido, traitements anti-acné, antihistaminique, nouvelle pilule, tabac ou alcool qui n’arrange rien… On en parle à son gynéco qui pourra chercher la cause et conseiller le meilleur traitement pour retrouver un peu de confort.

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Asma Belkadi
Asma est une jeune blogueuse qui fait de plus en plus ses preuves dans le monde des influenceuses sur le Web. Passionnée depuis son enfance par la lecture et la rédaction. Elle possède maintenant Mojotic qui reflète ce qu'elle aime faire sur le Web.

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